Les gens heureux lisent et boivent du café

LIVRE-MARTIN-LUGAND

Totalement conquise par mon premier pocket d’Agnès Martin-Lugand : « Les gens heureux lisent et boivent du café ». Complètement fleur bleue dans la vie en général, j’aime me convaincre — très souvent — que l’on vit dans le monde des Bisounours. Et pourquoi pas après tout. Ce petit bouquin m’a réconcilié avec la lecture, que j’avais un peu mise de côté, ces derniers temps. Aucun livre ne donnait grâce à mes yeux, bien que ma PAL déborde de romans en tous genres. Je l’avais acheté il y a quelques mois et je n’avais pas pris le temps de le commencer. C’est chose faite aujourd’hui ✓

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. 
Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence.
C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

Sujet difficile à aborder. Le deuil. La disparition de deux êtres chers au même moment… La vie qui s’écroule. Le coeur qui éclate. Diane, notre héroïne doit se relever face à cette épreuve. On aimerait crever les yeux de ses parents et de ses beaux-parents, personnages antipathiques et cruels au possible. Elle préfère s’exiler. Loin. Loin de chez elle. Loin de sa famille.

les gens heureux lisent et boivent du cafe

Les personnages sont, pour la plupart, attachants. Big Up à Félix évidemment. Le meilleur ami très réussi de notre héroïne. On ressent la souffrance de Diane, le déchirement face à cette situation atroce. Elle souhaite fuir. Fuir son quotidien. Fuir l’appartement dans lequel les souvenirs de son mari et de sa fille viennent s’accrocher à elle. Fuir sa vie. Et se retrouve dans un cottage en pleine campagne irlandaise. Le côté gnan-gnan du roman n’altère en rien l’histoire, je dois avouer que cela ne m’a pas dérangé. Je ne m’attendais pas du tout à la chute, et je conseille ces 192 pages qui se dévorent littéralement. Un joli roman qui fait du bien et avec lequel on passe forcément un bon moment.

Qui l’a lu ? Vous avez aimé ?

 

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