Songe à la douceur

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il ne peut plus vivre loin d’elle. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ?

Et oui, évidemment, en lisant le résumé juste au dessus, tu te dis « encore une histoire d’amour gnan-gnan », bref courage fuyons devant un livre romantique à souhait. Et bien pas du tout ! Mon premier coup de coeur 2017 — enfin, je commençais à désespérer — est un roman poétique écrit par Clémentine Beauvais, que je ne connaissais pas du tout.

J’ai acheté ce livre totalement par hasard en faisant mes courses. Et bizarrement, il n’y avait aucun résumé sur la quatrième de couverture, seulement des avis de magazines et autres. Je me fie souvent aux prix reçus sur les couvertures. Quand j’ai feuilleté le bouquin la mise en page m’a un peu refroidi. Ce n’est pas du tout un roman classique, écrit et aligné, bien au contraire. Finalement, j’ai trouvé la façon de le lire et j’ai adoré ce « pas comme les autres ».

« Quel dommage, quel gâchis, quel destin:
il s’est tué pour un amour qui ne valait rien. »

Ce que je veux absolument mettre en avant sur ce roman, c’est qu’il est simplement beau. Beau d’écriture, beau de mots, beau de phrases, beau de poésiebeau de vers et beau de douceur. Un véritable coup de coeur pour la façon d’écrire de Clémentine Beauvais. Le synopsis n’est pas la nouveauté du siècle, mais j’aime les écrivains, qui arrivent à faire d’une histoire banale, un vrai chef-d’oeuvre (même sensation que Chanson Douce). Les personnages sont attachants, j’ai apprécié Tatiana, l’héroïne. Pour la naïveté de ses 14 ans et l’indépendance de ces 24 ans.

« Je suis désolée, je dois partir,
Eugène.
Je ne suis déjà plus là.
Eugène comprit alors qu’elle ne céderait pas,
Qu’elle partirait.
Et il s’y résigna.
Presque… »

Je conseille ce livre à 200%. J’avoue que j’ai eu du mal à rentrer dedans, dû à la mise en page, je suppose. Mais je suis vraiment tombée sous le charme de cette écriture si belle. Je n’ai pas pu m’arrêter là et je ne le regrette pas du tout ! Songez à la douceur vous aussi ♡

 

4 Responses

  1. La kloug
    Répondre
    13 mars 2017 at 5:45

    Le titre est extrait du poème de Baudelaire,

    L’invitation au voyage

    Mon enfant, ma sœur
    Songe à la douceur
    D’aller là-bas vivre ensemble
    Aimer à loisir
    Aimer et mourir
    Dans ce pays qui te ressemble

    Là tout n’est qu’ordre et beauté
    Luxe, calme et volupté »

    • Mademoiselle Curieuse
      Répondre
      13 mars 2017 at 10:56

      Que c’est beau <3

  2. Louise
    Répondre
    16 mars 2017 at 12:48

    Je vu ce livre partout sur la blogo et sur YouTube. Il est dans ma wishlist. Je suis contente de lire un autre avis positif !
    Des bisous
    http://www.lemondestunlivre.blogspot.fr

    • Mademoiselle Curieuse
      Répondre
      16 mars 2017 at 1:11

      Je n’ai lu aucun avis quand je l’ai acheté, je ne savais même pas de quoi il parlait ^^
      Tu peux y aller les yeux fermés 😉

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