Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie

le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie
Virginie Grimaldi

« Je ne t’aime plus. »
Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule. Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au jour où elle décide de reprendre sa vie en main. 
Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer. 
Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis. 

Il y a quelques semaines, je vous parlais de Virginie Grimaldi avec son second roman « tu comprendras quand tu seras plus grande » (voir l’article par ici ⇢ http://bit.ly/2uJhoN3). Auteure que je ne connaissais pas jusqu’alors et que j’apprécie beaucoup. Tellement que mon doudou m’a offert son dernier roman. Franchement il va falloir écrire des livres à rallonge parce que je l’ai dévoré en à peine 3 soirs…

On découvre Pauline, jeune maman, qui se retrouve chez ses parents, en plus dans son ancienne chambre d’ado avec son petit garçon de 4 ans. Sous le choc de la séparation avec son mari. Elle n’arrive pas à admettre qu’elle fait une dépression. Elle n’arrive pas à remonter la pente. Nous sommes spectateurs de son chagrin et de sa douleur. Il faut dire qu’elle est attachante Pauline. Une seule chose la maintient encore debout. Jules, 4 ans. Son fils.

« Pour mon enfant, je suis prête à tout. Je peux manger froid, regarder Nemo un milliard de fois sans avoir envie de le transformer en poisson pané, céder la dernière bouchée de mon plat préféré, laisser les fourmis envahir mes bras parce qu’il s’est endormi contre mon épaule, accrocher des pare-soleil Cars dans la voiture, me lever cent fois la nuit sans retrousser les babines, écouter René la Taupe en boucle, m’extasier devant un collier de nouilles, sourire quand il me réveille avec un doigt dans l’oreille, manger des légumes, rester zen quand mon téléphone tombe dans la cuvette des toilettes, accueillir de la pâte à modeler dans les cheveux, passer des heures au parc, nettoyer d’autres vomis que les miens, accepter que les jouets s’incrustent dans la décoration, me transformer en cheval, en canapé, en trampoline, en toboggan, crier silencieusement quand je pose mon pied nu sur un jouet la nuit, accepter que quelqu’un me pince les « titis » en rigolant, supporter mes vergetures et le flan qui ont remplacé mon ventre plat, annuler un week-end génial parce que la varicelle s’est invitée, remplacer les gros mots par des ridicules mots, applaudir un pipi dans le pot, faire parler une peluche.
Je ne supporterais pas qu’il soit malheureux. »

Dans ses livres, Virginie Grimaldi imagine toujours des remises en question de ces personnages principaux. Et je crois que c’est ce que j’aime. Des rebondissements qui font du bien.

Dans ce roman, les flash-back défilent pour nous embarquer dans l’ancienne vie de Ben & Pauline. Leurs souvenirs heureux mais pas que. Des souvenirs difficiles à oublier. Déchirants à décrire. Dans le présent, l’histoire avance de secrets de famille en secrets de famille. Des sujets comme l’homosexualité, l’alcoolisme, l’adultère, la maternité, le divorce, l’abandon sont abordés. Chaque personnage a sa petite histoire à raconter. Et elles nous étonnent ces petites histoires. Nous surprennent. Les larmes montent, le sourire s’agrandit. Les émotions se suivent mais ne se ressemblent pas.

Gros coup de coeur pour Romain et Nonna. Deux personnes proches de Pauline. Emouvants et attachants autant l’un que l’autre. On ressent leur amour avec énormément de sincérité. Quand les rapports entre femmes sont assez compliqués. Que ce soit entre mère et fille ou entre soeurs. Ces deux personnages nous mettent du baume au coeur et l’on éprouve une tendresse infinie pour eux.

« Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie » un vrai roman feel-good qui fait un bien fou. Et puis, « ce n’est pas parce que ça ne finit pas comme on le veut, que ça finit mal ».

Vous en avez pensé quoi ?

Leave A Reply

* All fields are required