Jean de Florette

❝ Au village des Bastides Blanches, on hait ceux de Crespin. C’est pourquoi lorsque Jean Cadoret, le Bossu, s’installe à la ferme des Romarins, on ne lui parle pas de la source cachée.
Ce qui facilite les manœuvres des Soubeyran, le Papet et son neveu Ugolin qui veulent lui racheter son domaine à bas prix… ❞

J’ai passé les 3/4 de ma vie pendue à ce film je crois. Je pense l’avoir vu 150 fois et je ne peux m’en passer. Je suis fan, fan, fan. Les dialogues n’ont plus de secrets pour moi et j’étais très impatiente de lire ce chef d’oeuvre. Ce que j’aime dans les Pagnol, c’est de retrouver mes dialogues préférés dans les films à l’identique du livre. Et oui, comme dans « La gloire de mon père » et « Le château de ma mère », on peut lire les mêmes mots, entendre les mêmes phrases que dans les livres.

J’ai adoré me replonger dans cette histoire, en lisant, j’ai entendu l’accent chantant des collines et des cigales. Les dialogues sont parfait dans cette mise en scène machiavélique. On retrouve les deux enfoirés Soubeyran et le pauvre Monsieur Jean — joué merveilleusement par G. Depardieu.

Un descriptif très détaillé du lieu, des collines, de la flore et surtout des détails sur certains personnages que l’on ignore : Piqueboufigue, que l’on aperçoit dans le film, sur Jean Cadoret et sa femme ou encore sur les Piémontais. Il y a un passage qui rend l’histoire encore plus horrible dans la fin du livre. La vente de la maison ne se passe pas exactement comme dans le film. La réalité est que les Soubeyrans rachètent la maison mais à ce moment-là, Manon et sa mère leur sont plus que reconnaissantes. Elles estiment qu’ils leur sauvent un peu la vie, surtout quand ils leur proposent de vivre dans la maison. Elles les remercient des jours entiers. J’ai été étonnée d’ailleurs de ne pas avoir adapter cette fin là. Dans le film, les deux femmes sont beaucoup plus distantes.

Pauvre Monsieur Jean

On ressent la folie s’emparer de Monsieur Jean, de plus en plus au fil des pages, sa détermination alors que tout est fini. Le pire, c’est que nous, nous savons. Nous savons qui, nous savons pourquoi. Et nous savons pertinemment que tout est perdu. On voit la descente aux enfers et on ne peut rien dire.

Je dois avouer que le trio Depardieu, Auteuil et Montand fonctionne du tonnerre, avec une préférence pour Yves Montand, que j’adore. Un beau ménage à trois qui marche.

Manon a la langue bien pendue, elle est plus intéressante que dans le film. On ressent en elle la douleur, la rage, la haine. Elle aussi se fait berner, utilisée par les Soubeyran. « L’eau des collines – Tome I » n’avance que de tragédies en tragédies. Des faux-semblants, et de la manipulation font partie intégrante de l’histoire. « Jean de Florette » est la première partie de cette saga. « Manon des sources » est la seconde et dernière partie, je l’apprécie un peu moins. Mais je verrais ce qu’il donne en livre. Hâte de le découvrir.

Et vous ? Vous l’avez lu ? Racontez-moi, je suis curieuse ♡

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